
Depuis l’annonce de lever des mesures liées au Covid-19, les activités ont repris peu à peu (transport inter urbain, restaurations, futsal …) mais le grand BOOM attendu être celui après l’arrêt biologique céphaloptère, prévu 15 juillet 2020 à 00H.
Faut rendre à césar ce qui appartient à césar, Nouadhibou ville économique de la Mauritanie mais socio-économiquement, tout le mérite revient à la pêche artisanale. La reprise de la pêche artisanale fait vibrer la ville, les citoyens viennent des quatre côtés du pays pour faire ne serait-ce que la première quinzaine de pêche, les transporteurs ont l’habitude d’augmenter le prix d’une place dans le bus en cette période, les boutiquiers sont contents parce qu’ils écouleront leurs marchandises, les bailleurs sont aussi satisfaits, ils loueront la chambre plus chère qu’en temps normal.
La reprise fait également vibrer l’Établissement Portuaire de la Baie du Repos par le nombre de pêcheurs estimé à près 40.000, des vendeurs de rabakha, de viande, bref tous les produits nécessaire à la survie des pêcheurs en mer.
Il faut saluer la bravoure de ces pêcheurs artisanaux, qui dans la majorité des cas, n’ont pas bénéficies de formation maritime de base, embarquent sur des pirogues sans sécurités et côtoient les dangers de la mer tous les jours. Certains capitaines vendent leurs moutons, chèvres … pour financer la marée. C’est grâce à ce courage que les marchés locaux sont approvisionnés en poisson, que les usines tournent en plein temps, que les mareyeurs gagnent leurs commissions …. Mais malheureusement, le pêcheur qui se trouve en amont de la chaîne vit dans la pauvreté.
On dit que le chiffre d'affaires de la pêche artisanale est supérieur au 100 milliards d’ouguiyas, la question qu’on souhaite poser aux spécialistes du domaine, comment ça se fait que 40.000 personnes restent dans l’extrême pauvreté tout en pesant + de 100 Milliards ?
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