c’est une femme qui a tiré sur Aziz et non “tir d’erreur de l’armée”. (LE PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DES JOURNALISTES RACONTE UNE NOUVELLE VERSION DE LA BALLE DE TOUEILA)
À propos de la balle (de Toueila), Je vous raconte cette histoire.
Un mois après le retour de l’ancien président de (sa convalescence) en France. J’étais en mission au Caire et assistais à un dîner organisé par l’Union générale des journalistes arabes.
A mes cotés étaient assis des journalistes de poids, dont le chef d’un centre d’études égyptiennes.
Le collègue égyptien m’ a demandé quelle était ma version de l’histoire de la » balle amicale?
Je lui ai dit qu’il y avait des versions , dont la plus plausible est celle du gouvernement, bien qu’elle ne soit pas convaincante, en particulier pour une personne comme moi, qui travaille dans les médias officiels, et qui a appris des aspects qui affaiblissent cette histoire.
Il m’a dit : Ecoutes donc la vraie version , que tu n’as pu connaitre malgré ta proximité avec les lieux de l’accident.
L’affaire commence avec l’arrivée de Senussi en Mauritanie. Sa femme et sa fille sont venues à Nouakchott et ont passé un accord avec le président Aziz, selon lequel Senussi investit de l’argent en Mauritanie dans les domaines que voudrait Aziz , et en échange la tâche de communication entre la famille Senussi est facilitée, et si l’enquête concernant Senussi se termine et qu’il devient difficile pour lui de rester en Mauritanie, il ne sera remis qu’à la Cour internationale de justice.
En l’absence d’Aziz, Senussi a contacté une femme d’affaires marocaine affiliée à son renseignement et lui a dit d’entrer en Mauritanie ,sous prétexte d’investir de l’argent dans de grands projets et de demander des garanties au président de la République.
Si tout va bien, elle continue. Si le président trahit,qu’elle le tue.
La femme a appelé, -dit mon interlocuteur- Mohamed Ould Bouamatou -, afin d’intervenir ,pour lui faire rencontrer le président, mais ce dernier lui a dit qu’il n’était pas en bons termes avecO.Aziz et lui a indiqué de contacter un homme appelé Mohsen Ould al-Hajj si son intention était d’investir, alors la voie sera libre devant elle.
Elle a appelé Mohsen et lui a présente son projet . Lequel Mohsen lui a promis qu’il la contactera quand il aura établi l’organisation de sa rencontre avec le président Aziz.
La femme- dit mon interlocuteur- était séduisante. Sa rencontre avec Aziz s’est terminée ,après qu’elle l’ait convaincu qu’elle voulait investir d’énormes sommes d’argent qui nécessitaient du temps, des études , des assurances et de solides garanties.
Ould Aziz lui a proposé le mariage et ils ont consenti tous les deux. Le lieu de résidence sera, à chaque visite, dans une maison au Ksar El fowgani(Ouest) .
Les choses se sont bien déroulées et différents aspects de l’investissement ont été examinés.
Des journées ont été passées par le président lui rendant visite à des moments précis, jusqu’à ce que Al-Senussi a été remis (aux autorités libyennes) .
La dame a passé trois semaines-dit mon interlocuteur – puis a dit au président qu’elle mettait la touche finale à son travail et va injecter de l’argent dans des investissements commerciaux et industriels.
Pendant ce temps elle planifie ,avec le renseignement multinational, et Aziz continue de lui rendre visite chez elle, passant avec elle sa journée.
Cet après-midi là (jour de la balle de Toueila) , elle a complété sa mission en lui tirant dessus dans le lit conjugal. Il lui a fait croire qu’il est mort.
Et le même soir, le renseignement multinational travaille pour la faire sortir de Nouakchott vers la Tunisie.
J’ai écouté cette histoire à une table de dîner, qui comprenait à mes côtés, des interlocuteurs de l’époque, dont le président de la Fédération internationale, Jim Boumelha, du Syndicat des journalistes tunisiens, Salami Jelsi, et du secrétaire général de l’Union générale des journalistes, Hatem Zakaria
.D’après la page du président de l’Association des journalistes mauritaniens: Moussa Ould Bahli

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