03-03-2026 00:03 - Le premier ministre sénégalais : « je suis prêt à retirer mon parti et retourner dans l’opposition si le président s’écartait de notre vision »

Sahara Médias -- Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a déclaré dimanche qu’il était prêt à retirer son parti « Pastef » du gouvernement et à revenir dans l’opposition si le président Bassirou Diomaye Faye s’écartait de la vision du parti, alors que des rumeurs font état d’une lutte de pouvoir entre deux dirigeants du même parti.
Sonko a ajouté lors d’une émission en direct, en réponse à une question d’un partisan sur sa relation avec le président : « Si le président est en accord avec son parti, la discussion n’a pas lieu d’être. S’il n’est pas en accord, nous sommes dans une situation de « partage du pouvoir en douceur », nous gérerons nos différends et chercherons un terrain d’entente pour aller de l’avant ensemble ».
Il a ajouté : « Mais s’il y a une rupture manifeste, la coexistence sera plus difficile, ou le parti Pastef, qui dirige le gouvernement et détient la majorité au Parlement, reviendra dans les rangs de l’opposition. Notre parti ne s’oppose à aucune de ces deux options. »
Les déclarations d’Ousmane Sonko interviennent à un moment où le Sénégal connaît des tensions croissantes après des violences dans les universités et de longues discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) au sujet d’un nouveau programme de prêt.
Le FMI a gelé son programme de 1,8 milliard de dollars pour 2024 après que le gouvernement de Sonko ait découvert des dettes trompeuses de l’administration précédente estimées à plus de 11 milliards de dollars.
Sonko était un candidat populaire sous l’administration précédente, mais il a été empêché de se présenter aux élections présidentielles de 2024 en raison d’une décision de justice. Il a donc choisi Faye, son assistant de longue date et membre du parti Pastef, comme candidat de remplacement, avant que celui-ci le nomme Premier ministre.
Depuis lors, des signes de division entre les deux hommes ont commencé à apparaître, avec la publication en novembre de déclarations contradictoires sur la direction de la coalition au pouvoir, après que Sonko eut annoncé son rejet de la proposition du Fonds monétaire international (FMI) de restructurer la dette, ce qui avait alors entraîné une forte baisse des obligations internationales du Sénégal.
Tout signe de désaccord soulève la possibilité d’un report des négociations avec le FMI, ce qui accroît la pression sur le gouvernement sénégalais dans la gestion de l’économie du pays.
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