
Depuis plus de trois ans, nous ne cessons de saisir le bureau de l’Assemblée nationale, et en particulier son Président, afin d’exiger l’application stricte des dispositions réglementaires garantissant à chaque député le droit de disposer d’un assistant(e) parlementaire.
Ce dispositif, largement répandu dans de nombreuses démocraties, constitue un levier essentiel à l’efficacité du travail législatif et de contrôle.
Or, en dépit de la clarté du règlement intérieur qui consacre explicitement ce droit, l’Assemblée nationale persiste dans son refus de le reconnaître et de le mettre en œuvre.
Cette position, juridiquement infondée et politiquement contestable, maintient les députés mauritaniens dans une situation de dépendance et de faiblesse structurelle.
Privés de moyens humains adéquats, les parlementaires se trouvent objectivement limités dans l’exercice de leurs missions constitutionnelles, en particulier dans le contrôle de l’action gouvernementale.
Une telle entrave nuit gravement à l’équilibre des pouvoirs et à la qualité du travail démocratique.
Khally Mamadou Diallo
Le Député du peuple
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